Version d’Alexandre Dumas (1842)
De grands auteurs n’ont pas hésité à développer la légende de Liedericq : Alexandre Dumas écrit « Les aventures de Lydéric » en 1842 avant de concevoir des récits plus connus comme « Les trois mousquetaires » et « Le Comte de Monte-Cristo » (1844), « La reine Margot » (1845) , « Le Chevalier de Maison-Rouge » ou « La Dame de Monsereau » (1846).
Une version assez classique au départ mais où le bébé fait déjà partie du convoi.
En ce qui concerne la vie de Lydéric devenu grand, le récit vire très vite au fantastique avec un dragon, un voyage dans les Highlands, les nains de Niedbelungen, un casque qui rend invisible, etc.
Version de C. Michaels dans l’Echo de Renaix (1857)
Une version très proche pour son début de la version qu’en a donné dès 1842 Alexandre Dumas mais qui ne se contente plus d’expliquer le nom Lydéric en référence au chant d’un rossignol mais parsème littéralement le récit d’interventions dudit rossignol.
Et cette version se conclue par « Aussitôt que l’état de ses blessures le lui permit, Lydéric alla serrer dans ses bras le vénérable anachorète de la forêt. Comme l’âge et les infirmités du saint ermite ne lui permettaient plus d’habiter sa paisible retraite, il alla vivre auprès de celui dont il avait recueilli l’enfance et exerça jusqu’à sa mort les fonctions d’aumônier de Lydéric-le-Forestier. »
Version de la tragicomédie de J. Droomers
pour la première fois présentée par le théâtre de Bruges
par les amateurs de la Poésie néerlandaise le 14 février 1696
Dans « Idonea, dochter van Lotharius, koning van Vrankryk, en Liederik de Buck, eersten forestier van Vlaenderen », le rôle de l’ermite Lydéric est très différent des autres versions que nous avons citées ; il ne recueille pas d’enfant mais intervient sur la scène du crime.
Version d’Hippolyte Verly (1884)
Une version assez classique au départ où la princesse n’accouche pas dans la forêt mais dans la cabane de l’ermite
On y évoque le massacre dans la forêt, l'évasion de la princesse, la naissance du jeune prince, la fuite de la princesse avec l'enfant, le rapt qui l'a suivi et le martyre de la victime obligée de subir les lois outrageantes de son tyran ; on y raconte les soins, les fatigues de l’ermite. Dans cette version, l’ermite réussit à gagner le bord de la mer, à franchir le détroit sur une barque de pêcheur ; il arrive à la cour d'Essex où le roi Eric l'accueille de manière bienveillante et lui promet d'exécuter les volontés d'Émergarde en confiant à Lyderik, quand il aurait l'âge d'homme, le douloureux secret de sa naissance et des devoirs qu'elle lui imposait
On évoque la triste vie que menait l'infortunée princesse au fond du burg sauvage, attendant pendant vingt années l'heure du châtiment et de la délivrance… délivrance qui arrive enfin après la victoire du jeune Lydéric après un combat singulier contre Finaert, « jugement de Dieu » accepté par le roi Dagobert lui-même : « Le roi avait été touché des infortunes de cette noble famille, autant que sa fille préférée, la brune Richilde, l'avait été de la grâce et de la beauté du jeune guerrier ».
Version de René Herval et Charles Brisson (1931)
La version parue dans le livre « Au pays des Beffrois et des moulins à vent » s’intitule « La vengeance de Lydéric ». Version au scénario très classique où l’accouchement d’Hermengarde se déroule dans l’ermitage comme dans la version d’Hippolyte Verly (1884).
Dans cette version, pas de biche ou de chèvre pour nourrir l’enfant : l’ermite confie Lydéric à une pauvre femme des environs qui consent à le nourrir et à l’élever avec les siens. L’ermite assume pourtant son éducation et lui révèle ensuite quelle était son origine. Il lui conseille de passer en Angleterre (mais il n’y va pas lui-même) afin de se faire connaître du roi de ce pays, son parent. Là, le jeune Lydéric ne tarde pas à se distinguer au cours des incessants combats locaux. Son courage et sa beauté séduisent la fille du roi. Le jeune Lydéric, très amoureux, semble oublier un temps sa mère ; il faut attendre une trêve entre les royaumes hostiles pour qu’il finisse par se décider à retourner au pays des Francs, à se rendre à Soissons pour demander justice au roi Dagobert qui accepte d’organiser la confrontation entre Lydéric et Phinaert.
Cette version se conclue en signalant que : « Les chroniqueurs flamands disent que Dagobert appela Lydéric à succéder à Phinaert dans la châtellenie du Buc. Ils nous apprennent aussi qu’Hermengarde fut délivrée par son fils après tant d’années de deuil et de servitude. Mais ils nous laissent ignorer l’accueil que réserva à son pupille le bon ermite de la Fontaine del Saulx et négligent même de nous dire si Lydéric épousa la belle princesse qu’il avait aimée en terre saxonne. Le second oubli, surtout est vraiment inexcusable. » … pas question donc ici de mariage entre Richilde, la fille du roi Dagobert, et Lydéric comme dans la version de Verly.
| Auteur : |
Philippe Duponcheel |
| Catégorie : |
Histoire |
| Format : |
A4 (21 x 29,7 cm) |
| Nombre de pages : |
136 |
| Couverture : |
Souple |
| Reliure : |
Dos carré collé, cousu au fil de lin |
| Finition : |
Brillant |
| ISBN : |
978-2-8083-4000-7 9782808340007 |