Né en 1955 au Congo, mon père, Pierre-Henry Coûteaux, grandit à Bruxelles. Fils d’un père artisan, sculpteur et photographe, il hérite très tôt d’un regard sensible à la nature, aux couleurs et aux nuances du monde qui l’entoure.
Parallèlement à sa carrière d’instituteur, il commence à écrire des nouvelles publiées dans des ouvrages collectifs, avant de se tourner vers le roman.
Son parcours est marqué par une recherche d’introspection et de connexion au moment présent, nourrie par l’expérience de chemins initiatiques qui façonnent son regard et influencent son écriture.
Père de trois filles et marié depuis de nombreuses années, son lien aux femmes participe à une évolution profonde de ses récits et à une forme de déconstruction. Il inscrit ainsi son travail dans une réflexion sur les relations humaines et la place des figures féminines.
Avec 17h17, il explore une nouvelle approche autour d’un secret de famille qui conduit plusieurs destins à se rencontrer et à se révéler. Le roman interroge la filiation, l’identité, la résilience et la manière dont des liens peuvent se reconstruire face à l’adversité.
Le récit met en scène un espace clos, un chalet isolé en montagne, où la confrontation progressive fait émerger une sororité inattendue, née dans la méfiance puis dans la reconnaissance. Dans ce huis clos, les personnages, tout comme mon père, sont traversés et influencés par l’héritage familiale et invisible.
Son écriture se distingue par une grande précision du détail et une construction parfois saccadée, presque cinématographique. Chaque élément, un geste, un objet, un vêtement, un décor participe à la composition d’images très fortes, proches de la photographie ou de l’aquarelle. Cette attention minutieuse rend ses récits particulièrement incarnés et accessibles, permettant au lecteur de se représenter pleinement les scènes.
Profondément marqué par l’introspection, il développe une écriture habitée par l’émotion, la sensibilité et une forme d’ouverture au monde, où l’attention portée à l’autre occupe une place centrale.
Audrey.