Le Livre en papier • Blog • A la rencontre de François Panier

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A la rencontre de François Panier

Posté le 25/03/2016 • Catégorie : A la rencontre des auteurs

François Panier, vous êtes l'auteur du thriller H5N1 Infected publié avec Le Livre en papier.

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots aux lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Je suis né en 1965, et suis l’ainé d’une famille de trois enfants.   Mes études d’architecte paysagiste, menée conjointement en Belgique et aux États-Unis, ont contribué sans le moindre doute à mon goût pour les voyages et les autres cultures.  J’aurai vécu vingt ans avec celle qui sera mon épouse et la mère de mes quatre enfants, et qui nous sera arrachée un matin de juin 2003.  Une épreuve intense à laquelle il faut survivre et qui vous hante à chaque instant.  Je travaille aujourd’hui dans l’entreprise familiale de staff (artisanat du plâtre) où notamment, je sculpte des moulures et autres bas-reliefs.

Quand avez-vous commencé à écrire ?

J’ai pratiquement toujours écrit, depuis l’adolescence.  Mais c’est surtout avec l’arrivée de notre premier enfant que j’ai attrapé le ‘virus’.  Ma femme portait ‘la vie’, et sans doute que symboliquement, à ma manière, je ‘créais aussi la vie’ en écrivant.  Fortement influencé par la littérature anglo-américaine, j’ai écrit un puis deux, puis trois romans (Heroic Fantasy).  Le souci quand on écrit, et qu’on aime ça, c’est qu’on ne peut plus s’arrêter.

Quelle étape vous a paru la plus facile et celle qui vous a paru la plus difficile lors de l’écriture de votre livre ?

À l’heure des traitements de texte, écrire est techniquement très facile, et possible partout.  Internet étant une mine de renseignements, appuyer son roman sur des faits, des lieux, l’est tout autant.  Je n’ai personnellement jamais rencontré de difficulté pour construire et imaginer mes romans.  En revanche, une fois écrits, il faut les confronter aux ‘autres’, pour les relectures, notamment, et ça, c’est une étape difficile, pas tant pour la crainte de la critique mais parce qu’un livre, c’est toujours une partie de soi qu’on dévoile aux autres.

Aimez-vous lire ? Beaucoup de gens croient qu’il faut beaucoup lire pour écrire. Qu’en pensez-vous ?

Lire me passionne.  Je ne lis pratiquement qu’en anglais car l’anglais permet ‘l’image’ et les sensations bien plus qu’en français.  J’ai toujours beaucoup lu et mon écriture en a forcément subit les influences.  Raison pour laquelle je pense écrire ‘comme en anglais’, d’une manière fluide, imagée, sensuelle, émotionnelle, sans recouvrir mes textes de mots complexes qui ralentissent le rythme de la lecture.  Je pense qu’en ce qui me concerne, la lecture (abondante) a été l’un des catalyseurs de mon écriture.  Ceci étant, je pense aussi que chaque individu est unique et que ce qui est vrai pour moi, ne l’est pas forcément pour d’autres.  Lire n’est donc pas un pré-requis pour l’écriture, juste une des voies.

Combien de temps avez-vous laissé murir votre projet et quel a été l’élément déclencheur qui vous a poussé à prendre la plume pour l’écrire ?

Dans la série des Chroniques de Gary Gardner, l’élément déclencheur est clairement le décès de mon épouse.  Mais il a fallu deux ans pour que je reprenne la plume sans même savoir ce que j’écrirais.  Et tout s’est enchainé.  Le livre n’est pas un deuil, il n’est ni triste, ni autobiographique mais métaphoriquement, il symbolise ‘l’avant’, et ‘l’après’.  Gary Gardner se (re)construit, pas comme je l’ai fait, mais en fin de compte, le processus reste le même.

Avez-vous d’autres projets de livre(s) en cours (suite, nouvelle saga, etc.) ?

Les cinq premiers tomes des Chroniques de Gary Gardner sont déjà écrits (H5N1 Infected - Buy one Get one free – Head Shot – Docks of Sorrow – Dogs of Barrows ), le sixième est déjà construit (Days of Darkness), mais pas écrit.  Parallèlement, je vais me lancer dans les corrections de mes trois premiers romans (d’un tout autre genre) – La Pierre de Sansorth – L’Héritier de Sansorth – Les Spirales de Sansorth).  Un autre roman, dont le titre n’est pas encore défini, est en cours d’écriture.

Donc, oui, j’ai d’autres projets (et pas assez de doigts pour les écrire).

Comment faites-vous votre promotion ?

La promotion de mon premier livre est une chose complètement neuve pour moi.  J’ai un peu le sentiment d’improviser.  Facebook en tête, via ma liste d’amis, celles de proches, et sur quelques groupes.  J’ai eu la chance d’avoir un petit article de presse et je devrais en avoir rapidement deux autres.  J’ai envoyé mon livre à divers magazines et une télé régionale.  Il faut signaler qu’à mon niveau cela représente un gros investissement et cela limite l’ampleur de cette promotion.  Ma première foire du livre (Villers-la-Ville) s’est bien passée, mais j’y avais mis les moyens et les efforts pour assurer une bonne visibilité (notamment à l’aide d’affiches et signets gracieusement imprimés).  Le livre est dans certaines petites librairies, prochaine étape : les grandes librairies.

Quels conseils ou astuces donneriez-vous à un auteur qui souhaite publier un livre ?

Écrire, écrire, écrire, comme si sa vie en dépendait.  Se donner le temps de relire sans hâte, sous différents formats (car chaque format génère une représentation différente de l’histoire). Ne pas avoir peur de réécrire des passages, voire d’en supprimer.

Oser.  Oser sortir de sa sphère et présenter son livre.  À son entourage d’abord (pas forcément les plus objectifs), à des amis plus éloignés ensuite. 

Trouver des relecteurs qui vous connaissent le moins possible et ne pas craindre la critique constructive.

Soigner la présentation du livre pour en faire un ‘vrai’ livre, car c’est un vrai livre !

Savoir qu’une fois publié, le livre ne vous appartiendra plus tout à fait car son contenu sera approprié et perçu différemment par chaque lecteur.  ‘Votre’ héros sera aussi ‘leur’ héros.  Et il ne faudra pas s’étonner d’entendre que là où vous l’imaginiez ‘blond’, pour d’autres, il sera peut-être ‘roux’.

Si j’avais su ?  Je l’aurais fait beaucoup, beaucoup plus tôt.

Comment avez-vous découvert Le Livre en papier ?

C’est via un article de presse que j’ai connu Le Livre en papier.

Pourquoi avoir choisi l’auto-édition avec Le Livre en papier ?

Quand j’ai compris que les Maisons d’Éditions courantes n’éditaient qu’une infime partie des manuscrits qu’elles reçoivent, j’ai été un peu découragé.  J’ai cherché diverses autres formules d’édition sans jamais être satisfait ou en confiance.  Le Livre en papier m’a séduit instantanément parce que la formule rejoint mes convictions personnelles (écologie de l’impression à la demande, grande qualité du produit fini, rapidité, coût, contact professionnel et agréable, prise en charge de la partie administrative…).

Comment décririez-vous cette expérience ?

J’étais d’emblée – et je le reste – séduit par le concept, je n’hésiterai pas à publier mes autres livres.  C’est une expérience valorisante, humaine, très loin de l’amateurisme.

Si c’était à refaire, que changeriez-vous ?

Si j’avais su ?  Je l’aurais fait beaucoup, beaucoup plus tôt.

À changer ? Rien dans la qualité du livre ni le contact.

À améliorer ?  La visibilité.  Une plate-forme de vente plus conviviale et ultra référencée, une cellule ‘promo’ (en lien avec la plate-forme de vente) pour aider les ‘jeunes’ auteurs à assurer leur visibilité (en ce compris la distribution/convention avec les librairies, présences aux salons ou centraliser des informations quant à ces Salons pour aider les auteurs à les trouver, parce que tout le monde y gagne à mieux vendre).  Je serais en tout cas heureux de rencontrer les autres auteurs, de mettre nos forces en commun pour la promotion de nos livres car je suis convaincu que l’union fait la force.  Le marché du livre est très vaste, et tout seul, on se sent très petit.  C’est dans l’intérêt de tous d’être visible, labélisé (reconnu),  sur le marché du livre.

Une idée sans doute farfelue : pour la promo est-il envisageable d’imprimer une version ‘PROMO’ (filigrane à travers le texte ?), à prix ultra-démocratique (peut-être sur papier bon marché ?), pour envoyer aux médias ? Cela permettrait d’envoyer non pas une dizaine, mais une centaine d’exemplaires et qui sait, peut-être, tomber au bon moment, au bon endroit.

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