« Comment auraient-ils pu voir ce que je cachais moi-même ? »
Pendant onze ans, elle a vanté les qualités de son mari, minimisé ce qui la blessait, prévenu son entourage qu'elle était « compliquée ». Elle ne mentait pas : elle se convainquait. Le jour où elle est partie, personne n'a compris. Son propre témoignage, répété pendant des années, était devenu une pièce à charge contre elle.
La première fois que j'ai choisi est ce qu'elle n'a pas su dire à l'époque.
Ce récit ne commence pas à la rencontre d'un homme, mais bien avant. Une petite fille née d'une mère de quinze ans, élevée entre deux maisons, à qui l'on demande à cinq ans de choisir où vivre. Un deuil appris en cachette, le combiné d'un téléphone à la main. Une cour d'école où l'on devient « la petite orpheline ». Une parole, à treize ans, que l'on ne croit pas. Rien de spectaculaire, mais une succession de conclusions silencieuses qui deviennent des règles de vie : les gens ne restent pas, ma douleur passe après celle des autres, ma perception n'est pas fiable, le silence coûte moins cher que la parole.
Puis vient la vie de couple, et avec elle l'usure. Ni coups de théâtre ni monstre, seulement des accords qui se dissolvent, des phrases prononcées une seule fois et qui continuent d'agir pendant dix ans, un isolement qui s'installe sans jamais être imposé, et un corps qui dit non bien avant la tête. L'homme de ce livre n'est pas un personnage à haïr. Le livre décrit un mécanisme, pas un coupable.
Enfin, ce que presque tous les récits d'emprise taisent : la sortie ne s'arrête pas à la porte. L'emprise change de forme. Elle se prolonge par l'argent, par les procédures, par les enfants. La reconstruction, elle, ne ressemble pas à une renaissance mais à un chantier, lent, irrégulier, sans témoin.
Écrit au « je » et adressé au « tu », ce livre éclaire chaque étape à l'aide de repères psychologiques reconnus (théorie de l'attachement, conflit de loyauté, environnement invalidant, dissonance cognitive, contrôle coercitif), fondus dans le récit sans ton de manuel. Chaque chapitre se clôt sur une double adresse : à la personne qui vit peut-être une situation semblable, et à l'entourage qui la regarde de l'extérieur, sans comprendre pourquoi elle reste.
Sans règlement de comptes, avec une honnêteté qui n'épargne pas l'autrice elle-même, La première fois que j'ai choisi démonte pièce par pièce la manière dont une femme finit par croire que le problème, c'est elle, et comment elle retrouve un verbe qu'elle avait perdu : choisir.
Un livre pour celles et ceux qui doutent d'eux-mêmes sans savoir pourquoi, et pour ceux qui les aiment.
« Tu n'as pas besoin de me croire. Commence par te croire toi. »
| Auteur : |
Irène Pourbaix |
| Catégorie : |
Développement personnel |
| Format : |
A5 (14,8 x 21 cm) |
| Nombre de pages : |
244 |
| Couverture : |
Souple |
| Reliure : |
Dos carré collé |
| Finition : |
Brillant |
| ISBN : |
978-2-8083-4503-3 9782808345033 |