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A la rencontre de Jean-Yves Buron

Posté le 18/06/2020 • Catégorie : A la rencontre des auteurs

Jean-Yves Buron, vous êtes l'auteur du livre Le monde est moche, la vie est belle publié avec Le Livre en papier.

Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Je m’appelle Jean-Yves Buron, je suis né en février 1983 et je vis à Liège. Je suis marié et je suis le papa petite fille de 8 mois qui s’appelle Clio, comme la muse de l’Histoire dans la mythologie grecque.
Je suis historien de formation. Je travaille pour une association de solidarité et je suis actif dans différentes initiatives citoyennes de Transition écologique et solidaire à Liège.
J’aime courir, rouler en vélo, jouer de piano, cuisiner, voyager, jardiner, lire et écrire.
Je suis engagé dans des projets citoyens et je suis notamment co-fondateur et volontaire du Val’heureux, la monnaie citoyenne liégeoise (www.valheureux.be).

Quand avez-vous commencé à écrire ?

À dix ans déjà j’écrivais de petits articles sur l’actualité. Ma mère en a conservés ! Puis j’ai écrit des centaines de pages pendant mes voyages sac au dos, notamment en traversant l’Amérique latine durant huit mois et l’Asie pendant quinze mois. J’ai écrit des cartes blanches publiées dans Le Soir ou La libre, des analyses et articles pour les associations, des mots pour les mariages, les anniversaires et les enterrements…

Depuis dix ans je lis beaucoup, toutes sortes de livres. Et contre toute attente, je m’y suis mis à 32 ans… J’ai commencé à écrire mon premier roman !

Quelle étape vous a paru la plus facile et celle qui vous a paru la plus difficile lors de l’écriture de votre livre ?

Le plus difficile est de rester motivé et déterminé pendant l’écriture. Écrire un livre est un marathon… C’est un travail de longue haleine. Surtout si on fait ça à côté d’un boulot et d’autres activités. Il faut être patient.

Rien n’est vraiment facile même si, personnellement, je ne connais pas le syndrome de la page blanche. Évidemment, ce n’est pas très bon tous les jours… Mais il faut écrire même quand c’est moins bon. On se relit, on améliore un autre jour. Mais il faut écrire.

Aimez-vous lire ? Beaucoup de gens croient qu’il faut beaucoup lire pour écrire. Qu’en pensez-vous ? 

C’est curieux, à l’école j’étais meilleur en mathématique et en science. Je n’étais pas considéré comme un littéraire. J’ai toujours eu une orthographe déplorable et j’ai toujours lu très mal à haute voix. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai développé une bonne mémoire et que je peux parler longtemps sans support. Je lis mal mais j’aime parler en public.

En fait, j’ai commencé à lire des livres à la fin de mes études universitaires. Le seul livre que j’ai lu avant est « L’Étranger » de Camus. Cela ne m’a jamais empêché de réussir les interrogations sur les romans imposés et les examens de littérature comparée à l’université… À croire qu’on interroge mal sur les œuvres littéraires…

Je pense qu’on peut écrire sans lire. L’art doit être libre. Mais je pense que pour écrire un roman, c’est plus facile quand on lit. Beaucoup, je ne sais pas. Mais je pense qu’il faut lire régulièrement et de manière diversifiée, ne pas se limiter à un style.

Personnellement, j’aime beaucoup lire sur l’écriture ou les écrivains… J’aime lire sur la pensée ou l’argumentation. Un jour je suis tombé sur l’Autoportrait de l'auteur en coureur de fond de Haruki Murakami. Il avait atterri dans ma bibliothèque je ne sais comment. C’est étrange c’est souvent le livre qui me choisit ! Cet immense auteur japonais, que je ne connaissais pas, y raconte comment il s’est mis à écrire, comment il écrit et comment écriture et course à pied contribuent à son équilibre ! J’adore écrire et courir… C’est pour moi le genre de lecture très enrichissante.

De manière générale j’aime beaucoup la littérature étrangère comme celle d’Haruki Murakami ou de la turque Elif Safak. J’aime Jack London. Ça permet de voyager et je pense qu’il faut voyager pour écrire, parce qu’écrire c’est faire voyager. C’est aussi une rencontre et c’est fantastique parce que c’est une rencontre possible avec quelqu’un qui ne parle pas la même langue ou qui a vécu il y a des siècles !

Combien de temps avez-vous laissé murir votre projet et quel a été l’élément déclencheur qui vous a poussé à prendre la plume pour l’écrire ?

Mon texte a muri deux ans. Puis j’ai écrit pendant plus de trois ans. Pendant tout ce temps je me promenais avec un carnet pour noter directement les idées, les mots, les phrases qui me passaient par la tête… Ces notes m’ont beaucoup servi. Le déclic est venu tout seul, je ne saurais pas l’expliquer… C’était juste le bon moment. Mais une chose est certaine, il faut faire de la place à l’écriture dans sa vie si l’on veut écrire un livre…

Avez-vous d’autres projets de livre(s) en cours (suite, nouvelle saga, etc.) ? 

Oui, j’ai deux autres romans en tête. Mais j’ai un boulot, un bébé de huit mois et d’autres engagements sur le feu… J’attends le bon moment et d’avoir un peu plus de place pour l’écriture. Et puis la promotion du premier roman me prend beaucoup de temps, mais c’est un plaisir, un aboutissement. Pour l’instant je me limite à noter mes idées sur un carnet !

Comment faites-vous votre promotion ? (Réseaux sociaux, presse, salons et foires du livre, démarchage dans les points de vente, etc.)

J’ai d’abord organisé un crowdfunding qui a très bien fonctionné. J’ai prévendu 340 romans à 210 contributeurs et collecté plus de 7000 €. J’avais donc les moyens de démarrer mon projet sereinement en faisant les choses correctement !

Je me suis aussi appuyé sur un réseau liégeois qui m’a bien soutenu. Il faut dire que l’originalité de mon roman (Le monde est moche, la vie est belle) est de parler des initiatives citoyennes de transition écologique et solidaire. C’est très actuel, ça parle aux gens (on me le dit souvent). Je suis également actif dans ce réseau d’initiatives à Liège. Donc j’avais une belle porte d’entrée pour faire la promotion de mon livre. Il faut dire que l’objectif de mon roman est aussi de sensibiliser les gens à cette transition écologique et solidaire. J’ai donc très rapidement pu compter sur une quinzaine de commerces en province de Liège pour proposer mon roman.

J’ai également été très actif sur facebook, j’ai envoyé un dossier de présentation à la presse, un exemplaire de mon roman à des journalistes et à des chroniqueurs. Il ne faut pas hésiter à offrir son livre, à contacter les journalistes et à se faire une place dans les foires et salons, même une petite sur un coin de table. J’ai eu plusieurs interviews dans la presse. Un bon dossier de présentation est très important !

J’ai de la chance, après cinq mois, déjà 25 commerces proposent mon roman surtout en Wallonie. Dont quelques épiceries, ce qui est pratique puisque sans être noyé dans des dizaines de livres, mon roman y est très visible. En cinq mois, j’ai écoulé 800 exemplaires et une dizaine de personnes ou associations m’invitent déjà pour des conférences sur mon roman. Sans maison d’édition et pour un premier roman, c’est un vrai petit succès…

Quels conseils ou astuces donneriez-vous à un auteur qui souhaite publier un livre ?

Le Livre en papier ! Le plus facile dans mon projet, c’est ma collaboration avec Le livre en papier ! Sérieusement, je ne dis pas ça pour vous faire plaisir ! Publier avec Le livre en papier est simple, rapide. Le contact est toujours facile et sympa. J’ai été très content du résultat. Le livre est un objet et c’est important qu’il soit beau, qu’il plaise, qu’il donne envie. J’ai toujours été très content des livraisons !

Autre conseil, ne pas se précipiter une fois l’écriture terminée. Il faut prendre le temps de la relecture avec des gens qui ont l’habitude de faire ça. Il faut aussi bien s’entourer pour la mise en page et la couverture.

Comment avez-vous découvert Le Livre en papier ?

C’est mon collègue Renato Pinto qui a déjà publié quatre romans avec Le livre en papier qui m’a renseigné ! Quel bon conseil !

Pourquoi avoir choisi l’auto-édition avec Le Livre en papier ?

Parce que je n’ai pas réussi à intéresser les grandes maisons d’édition et que je ne voulais pas d’une petite… Les petites maisons d’édition, ce sont les mêmes contraintes mais pas assez de moyen que pour parvenir à faire connaitre un livre. Puis finalement, j’aime aussi la liberté qu’offre l’auto-édition. Cela me permet, par exemple, de choisir le type de commerces avec lesquels je travaille. En l’occurrence, des petits libraires indépendants qui offrent un service convivial et qui ont besoin de notre solidarité !

L’auto-édition, c’est beaucoup de travail, il faut être à la fois écrivain, éditeur, chargé de communication, responsable du démarchage, organiser la logistique, faire ses comptes, etc. J’ai même dû prendre un statut d’indépendant complémentaire et apprendre à faire des factures… Je n’y avais jamais songé pendant l’écriture ! C’est fatiguant mais enrichissant !

Comment décririez-vous cette expérience ?

Très enrichissante sur un plan personnel. Écrire apprend à mieux se connaitre. C’est comme un marathon, il faut être déterminé et patient !

Publié est un plaisir. J’écris pour être lu et pour partager mes idées, mon univers. Qu’on on publie et qu’on est lu, c’est le moment où l’on sort de la solitude de l’écrivain, où l’on partage, où l’on reçoit. Quel plaisir de recevoir des messages de lectrices et de lecteurs. J’en ai déjà reçus une petite soixantaine… Je les compile pour les relire de temps en temps ! Ça motive ! Et même si quelques fois (rarement heureusement) c’est moins positif, cela me fait plaisir parce que ça me permet de comprendre comment mon roman est reçu et ce que je peux améliorer pour un second. Ce qui est fou aussi, c’est de voir comme sa propre création nous échappe une fois qu’elle est publiée… Chaque lecteur comprend mon roman à sa façon, il se l’approprie ! Aujourd’hui, il existe autant de version de mon roman que de lecteurs qui l’ont lu !

Si c’était à refaire, que changeriez-vous ?

Rien ! Je ferai différemment pour le second parce que j’ai appris avec le premier. Même ce qui était moins bien était nécessaire pour apprendre. Et je suis très heureux d’avoir publié avec Le livre en papier ! Je regrette seulement que pour un liégeois il soit si difficile de se voir ouvrir les portes à Bruxelles… Si je pouvais trouver la recette pour que mon roman soit plus présent dans la capitale, ce serait merveilleux !

Recherches connexes : Jean-Yves Buronpublier livre, ecrire un livre

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